À l'Assemblée nationale 

Adoption à l’unanimité du rapport sur l’adaptation de la politique familiale française aux défis du XXIe siècle

1 juillet 2020

Hier matin, j’ai présenté les conclusions du rapport sur l’adaptation de la politique familiale française aux défis du XXIe siècle, dont je suis rapporteure, devant les députés membres de cette mission d’information.

Adopté à l’unanimité après un an de travaux, ce rapport contient au total 40 propositions qui plaident en faveur d’un véritable renouveau de notre politique familiale. J’estime en effet que la famille, qui a fait office de valeur refuge au cours de la crise sanitaire, a récemment été mise à rude épreuve. Nous proposons donc de mieux la protéger, mais aussi d’en faire un outil économique au service de la reconstruction de notre pays. Une vision d’ensemble qui dessinerait une trajectoire ambitieuse pour la famille sous toutes ses formes est indispensable pour y parvenir.


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A travers ses différents volets, le rapport poursuit trois objectifs principaux :

  • L’augmentation du pouvoir d’achat des familles ;
  • Le soutien de la natalité, et donc du renouvellement des générations ;
  • L’amélioration de la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle.

Plusieurs mesures concrètes sont issues de ces directions, telles que le rétablissement du principe d’universalité pleine et entière des allocations familiales. Celles-ci seraient accessibles dès le premier enfant – une mesure plébiscitée par 61% des Français – et ne seraient plus modulées en fonction des revenus. De même, le relèvement du plafond du quotient familial à 1 800 € permettrait d’alléger la pression fiscale, en particulier pour les foyers de la classe intermédiaire.

En outre, parce que le logement est le premier lieu d’épanouissement de la famille, nous préconisons d’instaurer un « prêt garanti par l’État (PGE) Immobilier Famille », mécanisme de garantie par l’État d’une partie des prêts bancaires pour les familles modestes qui acquièrent une résidence principale à partir de l’arrivée de leur deuxième enfant. Il nous semble également pertinent d’allonger le congé paternité et de mettre en place un congé parental plus court et mieux rémunéré que le dispositif actuel, qui est un échec. Enfin, la création d’un « service public de la petite enfance » garantissant au moins un mode de garde pour chaque enfant de zéro à trois ans redonnerait de la sérénité aux jeunes parents et faciliterait leur vie professionnelle.

Je tiens enfin à souligner qu’il est essentiel de simplifier le maquis des prestations familiales, vers un système plus juste, plus lisible et plus transparent. Face à la crise économique et sociale qui s’annonce, il est essentiel de répondre aux attentes des familles en leur redonnant confiance en l’avenir.