À l'Assemblée nationale 

Vote de la loi « Congé de deuil pour le décès d’un enfant »

26 mai 2020

La proposition de loi « congé de deuil pour le decès d’un enfant » a été votée en seconde lecture à l’unanimité de l’Assemblée nationale mardi 26 mai, après une première lecture à l’occasion de laquelle nous n’avions pas été à la hauteur de l’infinie douleur qu’est celle de perdre un enfant, nous pouvons tous en convenir. Ce texte, enrichi par les travaux conjoints de nos deux chambres et des associations, est profondément humain et juste.

Je tiens à remercier notre collègue rapporteur Guy Bricout qui a fait preuve de beaucoup de courage et de détermination. Je sais son engagement sincère de père.

Le texte apporte de réelles avancées pour les familles démunies face à l’épreuve et dont l’accompagnement n’est que plus important. La maladie d’un enfant, et à fortiori le deuil sont tabous dans notre société et enferment les famille dans une profonde solitude.

Aussi, outre le congés, le répit, et l’ensemble des mesures proposées, j’ai partagé une conviction forgée lors des travaux de préparation de la loi visant à renforcer la prise en charge des cancers pédiatriques, la loi « Élise ». En effet, j’ai pu constater d’immenses disparités territoriales en ce qui concerne l’accompagnement psychologique des familles d’enfants touchés par un cancer. Là où certains hôpitaux ont pu mettre en place des équipes formidables, d’autres n’en ont pas les moyens humains et financiers, avec des conséquences inacceptables.