À l'Assemblée nationale 

Commission des affaires sociales : question sur la politique familiale

13 mai 2020

En commission des affaires sociales, dans le cadre du suivi de l’urgence sanitaire et sur le thème « handicap et famille« , j’ai interrogé les deux rapporteures, Agnès Firmin Le Bodo et Jeanine Dubié sur le futur de la politique familiale.

Fiscalité, congé parental, soutien aux aidants… je suis persuadée qu’une politique familiale ambitieuse serait un formidable outil économique pour sortir plus forts de cette crise.

Question : « Je tiens tout d’abord à remercier nos deux rapporteures pour leur précieux travail sur ces sujets essentiels que sont le Handicap et la Famille.

Comme vous l’avez indiqué, la vie familiale et la vie des personnes handicapées ont toutes deux été profondément bouleversées par la crise sanitaire que traverse actuellement notre pays.

Depuis deux mois, nous avons vu naitre des solidarités remarquables, et les familles ont démontré leur force et leur résilience. Mais cette crise a également mis en exergue les inégalités de notre système. Des mesures importantes sont déployées par le gouvernement pour pallier l’urgence, mais nous devons dès aujourd’hui dessiner des solutions qui permettront de rendre notre Nation plus juste, de manière pérenne.

Ce sera l’un des objectifs de la mission d’information sur l’adaptation de la politique familiale française aux grands défis de la société du XXIe siècle dont j’ai l’honneur d’être rapporteure, qui formulera des propositions ambitieuses afin d’accompagner au mieux l’ensemble des familles. Je suis persuadée qu’une politique familiale forte serait un formidable outil pour nous permettre de sortir plus forts de cette crise, à court mais aussi à long terme.

Au delà des recommandations que vous formulez, une refonte du volet fiscal pourrait-elle être envisagée, à travers l’augmentation du quotient familial et le retour à l’universalité des allocations familiales ? Il s’agirait de rendre notre système moins complexe, plus lisible et plus transparent. Je pense notamment à la forfaitisation des allocations. Le gouvernement a d’ailleurs avancé en ce sens, puisque l’aide exceptionnelle de solidarité pour les familles modestes sera versée pour chaque enfant, et dès le premier enfant.

Quant au congé parental et les modes de garde, avez-vous étudié des pistes afin d’améliorer la conciliation entre la vie personnelle et la vie professionnelle ?

Par ailleurs, qu’envisagez vous pour renforcer le soutien aux aidants, dont l’engagement formidable pour accompagner au quotidien les personnes malades, dépendantes et handicapées a été décisif depuis le début de la crise ? Ils sont, aux côtés des soignants, des maillons essentiels de notre système de solidarité. Enfin, je suis, comme vous, persuadée que nous pouvons aller beaucoup plus loin pour protéger nos enfants contre les violences sexuelles et les violences intrafamiliales. »