À l'Assemblée nationale 

Question au gouvernement : « Les droits familiaux sont l’un des enjeux forts de la réforme des retraites »

3 mars 2020

À l’occasion de la séance des questions au gouvernement, j’ai interrogé Laurent Pietraszewski, secrétaire d’Etat chargé des retraites, au sujet des droits familiaux dans le cadre du projet de réforme des retraites.

Je vous invite à retrouver le texte et la vidéo de cette question :

QAG - droits familiaux

[Droits familiaux] 📣 J'ai interrogé aujourd'hui Laurent Pietraszewski, secrétaire d'Etat chargé des retraites, au sujet des droits familiaux dans le texte soumis au 49.3. C'est l’un des plus forts enjeux de cette réforme : faire en sorte que les femmes les plus en difficulté n’aient plus à travailler jusqu’à 67 ans comme les y contraint le système actuel ; faire en sorte que les mères de familles aient des garanties fortes en contrepartie de carrières hachées ou de préjudice de carrière trop souvent sous-estimés. 🎬 Voir l'intégralité de ma question ⤵

Publiée par Nathalie Avy-Elimas sur Mardi 3 mars 2020

Aucun parlementaire ne peut se réjouir de l’utilisation du 49.3. Cependant, l’impossibilité de débattre du fond du texte et des propositions concrètes de tous les groupes ont amené à ce résultat.

Alors certes, on nous a empêché de débattre du fond, mais la position du Groupe Modem était très claire : il était hors de question que le Parlement ne puisse pas enrichir le texte.

C’est pourquoi nous saluons l’intégration de plus de 300 amendements issus de tous les groupes parlementaires qui ont bien voulu travailler sérieusement sur le texte, qui ont œuvré de bonne foi pour améliorer la réforme et dont les propositions n’ont pu être examinées du fait de l’obstruction. Enrichi également des avancées négociées avec les partenaires sociaux. Parmi les principales avancées, je me réjouis des engagements forts en matière de justice sociale et d’égalité des droits.

Nous célébrerons dans quelques jours la journée des droits des femmes et je salue, à cet égard, la présidence de notre collègue Annie Genevard. Mais, chacun en est conscient ici, les droits des femmes ne sauraient se manifester uniquement de manière symbolique.

Notre groupe s’était particulièrement engagé sur la protection des femmes et sur les nouveaux droits familiaux, d’abord pour des raisons de justice sociale, ensuite parce qu’une politique familiale forte est la condition nécessaire à la robustesse de notre système par répartition.

C’est l’un des plus fort enjeu de cette réforme : faire en sorte que les femmes les plus en difficultés n’aient plus à travailler jusqu’à 67 ans comme les y contraint le système actuel ; faire en sorte que les mères de familles aient des garanties fortes en contrepartie de carrières hachées ou de préjudice de carrière trop souvent sous-estimés.

Monsieur le ministre, pouvez-vous rappeler les avancées que le Gouvernement a intégré dans le projet de loi sur ce sujet et confirmer à la représentation nationale qu’il sera davantage protecteur pour les femmes les plus fragiles d’entre nous ?