À l'Assemblée nationale 

Congé pour le deuil d’un enfant : réparons la faute de l’Assemblée

2 février 2020

Jeudi, une proposition de loi visant à instaurer un congé de deuil de douze jours consécutifs pour le décès d’un enfant mineur a été rejetée par l’Assemblée nationale.

Je regrette très profondément cette issue. Elle ne nous honore pas. Le débat a tourné à un échange indigne là où la solidarité aurait dû nous guider. La question n’est évidemment pas financière ! Elle est seulement humaine. Elle interroge nos valeurs et notre capacité à faire société.

Le texte n’était certes pas parfait, limitant le congé pour deuil aux seuls enfants mineurs. Il faudra l’améliorer, sans tenir compte de l’âge mais plutôt de l’immense peine que génère le décès d’un enfant, et donner place à la solidarité nationale là où l’entreprise n’est pas. C’est le moins que nous puissions faire.

Je me réjouis donc que le président de la République ait appelé à ce que cette disposition soit de nouveau débattue. Il faudra s’y atteler sans démagogie mais avec toute l’humanité que requiert un tel sujet.

Retrouvez la proposition de loi en cliquant ici.